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Apprendre à aimer comme Lui

Apprendre à aimer comme Lui

« Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point.
Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père,
Jésus Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

Introduction

Il ne serait pas surprenant que personne dans cette salle ne s’étiquette comme une personne violente. La violence est un mot par rapport auquel nous sommes devenus immunisés, car il désigne une chose que les autres font : des gens horribles qui vivent dans des endroits horribles et qui font des choses horribles que nous ne faisons pas. Par contre, lorsque nous prenons conscience du fait qu’être violent signifie simplement maltraiter, nous devons admettre que nous sommes tous enclins à (et jusqu’à un certain point, coupable de) ce péché. Nous avons tous besoin de la puissance de Dieu pour surmonter notre tendance à nous élever en écrasant les autres.

La grande différence entre le caractère de Jésus et celui de Satan, c’est l’ÉGO : Satan est totalement égoïste alors que Christ est totalement altruiste (dépourvu d’égoïsme). Et la grande promesse de rédemption en Jésus, c’est la transformation du caractère afin que « nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (2 Corinthiens 3:18).

Et c’est sans doute au sein du foyer familial, là où nous entretenons nos relations les plus intimes, que cette transformation morale est la plus nécessaire. Dans Le ministère de la guérison, p. 295, on nous dit que la « restauration et le relèvement de l’humanité commencent par la famille… C’est du coeur que procèdent “les sources de la vie” (Proverbes 4:23), et le coeur de la société, de l’Église ou de la nation, c’est la famille. Le bienêtre de la société, les progrès de l’Église, la prospérité de l’État dépendent des influences familiales. » De même, dans Le foyer chrétien, à la p. 306, il est écrit, « Pour que la religion ait une influence sur la société, elle doit d’abord en avoir une dans la famille ».

Quand Dieu a créé l’humanité à son image, il a créé un homme et une femme, les liant en les faisant devenir « une seule chaire » (Genèse 2:24). Ainsi, Dieu voulait que la relation maritale reflète la symbiose sans égo de la Trinité, une réciprocité d’affection mutuelle et de don de soi. Et même lorsque le péché s’est immiscé dans la vie humaine, Dieu a démontré son caractère altruiste d’amour en donnant « son fils unique », un fils qui, d’après l’apôtre Paul, « m’a aimé et… s’est livré lui-même pour moi » (Jean 3:16 et Galates 2:20).

Inspiré par le Saint-Esprit, le même Paul a demandé ceci à tous les croyants : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes » (Philippiens 2:3). En plus, en faisant directement référence à l’époque à laquelle nous vivons, Paul nous a avertis que « dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes » d’un égoïsme qui se manifeste par une litanie de comportements mauvais et violents : « amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu ». Et le plus troublant dans tout cela? Il conclut en disant que ces comportements seraient ceux de personnes « ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3:1-5).

Si nous comparons la mise en garde de Paul à l’état de la société d’aujourd’hui, nous devons reconnaître la justesse accablante de sa prévision prophétique. À l’intérieur même des églises chrétiennes et de notre propre mouvement adventiste, nous voyons des choses qui révèlent que le mépris égoïste et violent envers nos proches est bien trop répandu. Par la grâce indulgente et habilitante de Dieu, il faut y mettre un terme.

Une vraie relation d’amour

Les mauvais traitements comme la violence physique et l’agression sexuelle sont effectivement des violations évidentes et odieuses de la loi d’amour désintéressé de Dieu. Par contre, si nous abordions exclusivement de tels péchés répréhensibles, nous risquerions, par inadvertance, de laisser passer presque inaperçu les formes de violence plus répandues, même dans nos foyers chrétiens. La propension à maltraiter ceux que nous devons, par alliance et contrat, chérir et élever est une tendance que tous les fils et les filles de nos premiers parents déchus doivent surmonter par la grâce régénératrice que seul Jésus Christ peut offrir.

Une responsabilité toute spéciale de leadership au sein du foyer familial a été confiée aux pères et maris, ce qui ne doit toutefois pas servir d’excuse pour ignorer le bien-être de leur femme et de leurs enfants. Au contraire, le rôle de l’homme est décrit clairement dans la Bible :

Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église (Éphésiens 5:25-29).

Pour expliquer ce principe biblique de la responsabilité du mari d’aimer de manière désintéressée, voici ce qu’Ellen White a écrit dans Manuscript Releases, Vol. 21, p. 217 :

Que les maris étudient les paroles du Christ, non pas pour savoir à quel point leur femme doit leur être soumise, mais pour découvrir comment avoir les pensées de Jésus, comment devenir purs, raffinés et prêts à être les seigneurs de leur foyer. Toutes les passions mauvaises doivent être surmontées, et l’amour que Christ a exprimé envers son Église doit être représenté dans le cercle familial. Les maris qui le sont en actes et en vérité feront tout pour assurer la paix. Le fruit de l’amour chrétien sera visible dans la courtoisie et dans l’affection sainte et tendre manifestées dans la maison. Ils réconfortent et encouragent, ils sympathisent avec leur femme et leurs enfants dans les moments de tristesse. Ils cherchent à maintenir leur esprit en paix et en hauteur afin que leur caractère soit parfait… Lorsqu’un homme est autoritaire, sa femme regrette sa relation maritale avec lui, mais quand la vie conjugale est ce qu’elle devrait être, elle représente la vie au ciel. (Traduction libre.)

Malheureusement, dans le monde actuel (et trop souvent, même dans notre propre église), les hommes, qui devraient jouer le rôle de protecteurs spirituels, ont rejeté cette responsabilité et sont devenus méprisants, négligents et violents envers ceux qui leur sont confiés. Et dans des cas extrêmes, une poursuite criminelle est nécessaire pour stopper le mal qu’ils causent. Il faut prier pour les familles qui vivent une réalité aussi douloureuse. Que le Seigneur assure la sécurité physique et la guérison émotionnelle ainsi que la restauration spirituelle tant aux personnes violentes qu’aux personnes violentées.

Quand Dieu a établi la famille dans le jardin d’Éden, il a décrit la femme d’Adam comme « une aide semblable à lui » (Genèse 2:18). Après la chute, Dieu a dit à Ève que « tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » (Genèse 3:16). C’est à la lumière de cette ordonnance de Dieu que l’apôtre Paul a écrit ceci : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur » (Éphésiens 5:22). Ainsi, aux côtés du mari, dont le rôle en est un de leader, se trouve sa femme, dont le rôle est de le soutenir et d’être une mère attentionnée, poste qu’Ellen White qualifie de « reine du foyer » dans Le foyer chrétien (p. 224).

Mais après avoir décrit la force positive d’une femme pieuse, elle émet l’avertissement suivant :

Mais si l’épouse est capricieuse, vaniteuse, exigeante, agressive, prêtant à son mari des intentions et des sentiments qui proviennent uniquement d’elle-même, de son mauvais tempérament, si elle ne fait pas preuve de discernement et n’arrive pas à percevoir l’amour de son mari et à l’apprécier, mais l’accuse de négligence et de manque d’affection parce qu’il ne lui passe pas tous ses caprices, elle va créer presque inévitablement un état de choses qu’elle semble déplorer; toutes les accusations qu’elle porte finiront par devenir des réalités. (Le foyer chrétien, p. 104)

Ce dont nous avons besoin dans nos foyers, et par extension, dans toute la société, ce n’est pas simplement l’absence de violence, mais bien l’entretien intentionnel du respect mutuel et de l’édification positive. Ceux pour qui le Christ s’est sacrifié méritent notre amour sincère et notre estime des plus authentiques. L’ordre biblique qui suit s’applique à toutes nos relations : « Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. » (Romains 12:9, 10)

Être renouvelés par son Esprit

Un jour, en s’adressant à une grande foule, Jésus a dit, « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Matthieu 7:12). Jésus a résumé toutes les Écritures et présenté tout le principe de fonctionnement de la société céleste en une seule ordonnance bien simple et pratique. Dans Conseils à l’Église, Vol. 2, p. 62, Ellen White rappelle cette vérité fondamentale : « Là-haut, personne ne pensera à soi et à son propre plaisir. Tous, avec un amour pur et sincère, rechercheront le bonheur des êtres célestes qui les entourent. Si donc nous voulons jouir de la compagnie des habitants d’une terre renouvelée, nous devons dès ici-bas être mus par les principes du ciel. » Frères et soeurs, grâce au pardon et à la puissance de Jésus, la vie céleste peut commencer ici et maintenant.

Notre esprit limité ne peut tout simplement pas comprendre la manière exacte dont le Saint-Esprit accomplit son oeuvre de restauration. Par contre, nous pouvons l’accepter par la foi et voir clairement les résultats dans nos vies. En parlant à Nicodème de la nécessité de la renaissance spirituelle, Jésus a expliqué le processus de la transformation morale : « Ne t’étonne pas que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. » (Jean 3:7, 8) Par application des enseignements du Christ, voici ce qui est écrit dans Jésus-Christ à la page 154 :

Quoique invisible, le vent produit des effets visibles et sensibles. De même, l’action de l’Esprit sur l’âme sera manifestée dans tous les actes de celui qui en a éprouvé le pouvoir salutaire. Quand l’Esprit de Dieu prend possession d’un coeur, la vie est transformée. On met de côté les pensées de péché, on renonce aux mauvaises actions; l’amour, l’humilité et la paix succèdent à la colère, à l’envie, aux querelles. La joie remplace la tristesse, et le visage reflète la lumière céleste. Personne n’aperçoit la main qui soulève le fardeau; personne ne voit la lumière qui descend des parvis célestes. La bénédiction est acquise quand une âme capitule devant Dieu. Alors une puissance invisible crée un être nouveau à l’image de Dieu. Des esprits finis ne sauraient comprendre l’oeuvre de la rédemption. Il y a là un mystère qui dépasse l’entendement humain; toutefois celui qui a passé de la mort à la vie sait qu’il s’agit d’une divine réalité. Dès ici-bas il nous est donné de connaître la phase initiale de la rédemption, grâce à une expérience personnelle. Les résultats atteignent les âges éternels.

Conclusion

Êtes-vous un parent, un enfant ou un(e) conjoint(e) qui détruit parfois les autres par sarcasme, frustration ou colère? Peut-être n’avez-vous pas l’impression que c’est votre cas, mais que d’autres vous ont dit que vous les avez blessés ou fait sentir bien petits. Peut-être savez-vous que vous le faites sans avoir l’impression de faire quelque chose de mal. Ou peut-être que vous désirez changer, devenir une autre personne, mais que vous avez essayé en vain. Soyez courageux et courageuses! Dieu veut échanger votre coeur de pierre pour un coeur de chair. Il vous appelle à quelque chose de tellement plus grand que votre expérience actuelle. Il veut prendre toute la souffrance, l’anxiété, la colère ou la tristesse que vous déchargez sur les autres et la transformer en empathie dans votre coeur. Il nous assure qu’il est capable de nous transformer et de nous guérir, et que rien n’est trop difficile pour lui. Voici quelques promesses de pardon et de victoire à garder à l’esprit :

– « Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4:15, 16)

– « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

– « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? … Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » (Romains 8:31-39)

Chers amis, regardez Jésus et vivez. Réclamez aujourd’hui les promesses bibliques et réconciliez-vous avec Dieu. La vie chrétienne est bien plus qu’une simple déclaration d’affiliation religieuse, c’est la puissance même de Dieu qui transforme des personnes pécheresses et égoïstes en l’image altruiste de Jésus Christ. Aujourd’hui, j’encourage fortement tous les membres du mouvement du reste de Dieu à sonder leur coeur et à humilier leur âme.

Avec David, crions, « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur! Éprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité! » (Psaume 139:23, 24) Et quand l’Esprit de vérité vous convaincra de vos péchés, ne soyez pas découragés. Courez plutôt vers Jésus, celui qui a fait la promesse suivante : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1:9)

Sermon présenté dans le cadre de la sensibilisation aux violences faites aux femmes | EndItNow