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Le sabbat et Jésus

Le sabbat et Jésus

La Bible enseigne que le Christ fut Créateur au même titre que le Père :

« il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. » (1 Co. 8:6)

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde » (Hé. 1:1-2)

Lors de la Création du monde, le Père, mais aussi le Fils de Dieu ont mis à part le septième jour de la semaine comme jour de repos pour l’humanité.

Comme il l’avait associé à son œuvre créatrice, le Christ a associé le sabbat à son œuvre rédemptrice (l’œuvre qui rachète et qui réhabilite, suite à la déchéance de l’être humain après la désobéissance d’Adam et Ève). Le sabbat devait être adorer pour se rappeler de l’œuvre créatrice, mais aussi de la délivrance de son peuple, comme le souligne Deutéronome 5:14, 15 : « Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a ordonné d’observer le jour du repos. » En se souvenant du sabbat, l’observateur se souvenait aussi qu’il était esclave et qu’il en avait été libéré. L’Étude du thème de la rédemption nous apprend que l’esclavage est une analogie récurrente représentant l’emprise du péché sur le pécheur dont Jésus nous a libérés et sauvés des conséquences par son œuvre ici-bas. Le sabbat apparaît ainsi comme la caractéristique de ceux qui ont accepté Jésus aussi en sa qualité de Sauveur.

Le double rôle du Christ en tant que Créateur et Rédempteur justifient pleinement le titre qu’il a revendiqué : « maitre du sabbat » (Mc. 2:28). Puisqu’il était détenteur d’une autorité, il aurait pu abroger le sabbat s’il l’avait jugé nécessaire ; mais il ne l’a pas fait. Au contraire, il l’a appliqué à tous les humains en rappelant que « le sabbat a été fait pour l’homme » (Mc. 2:27).

Au cours de son ministère sur terre, le Christ a donné l’exemple d’une fidèle observation du sabbat. Il se rendait à la synagogue pour y adorer ce jour-là (Lc. 4:16). Le fait qu’il prenait part aux services religieux du sabbat montre qu’il approuvait pleinement la célébration de ce jour. Jésus n’a jamais hésité à dénoncer les mauvaises pratiques, comme ce fut le cas lorsqu’il chassa les vendeurs du temple (Mt. 21:12-13). S’il n’approuvait pas le sabbat, il l’aurait enseigné d’une manière ou d’une autre.

Jésus attribuait une telle importance au caractère sacré du sabbat, qu’en vue de la persécution qui devait survenir après son départ, il donna ce conseil : « Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. » (Mt. 24:20). Comme l’a fait observer Jonathan Edwards, cela suppose évidemment « que même à cette époque, les chrétiens avaient le devoir d’observer rigoureusement le sabbat ».

Si Jésus n’a jamais abrogé le sabbat et qu’il la lui-même observait c’est parce qu’il reconnaissait son caractère sacré.