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L’observation du sabbat

L’observation du sabbat

Afin de nous “souvenir” “du jour du sabbat, pour le sanctifier” (Exode 20:8), nous devons garder à l’esprit ce jour sacré tout au long de la semaine et faire les préparatifs nécessaires pour l’observer d’une manière agréable au Seigneur. Nous devrions veiller à ne pas épuiser nos énergies durant les six premiers jours de la semaine au point d’être incapables d’accomplir quoi que ce soit pour le servir le jour du sabbat.

Puisque le sabbat est un jour privilégié de communion avec Dieu pendant lequel nous sommes invités à célébrer dans la joie son oeuvre créatrice et rédemptrice, il est important que nous évitions de faire quoi que soit qui risquerait de nuire à l’atmosphère sacrée qui doit présider à ce saint jour. La Bible nous prescrit de cesser nos travaux séculiers le sabbat (Exode 20:10), c’est-à-dire ceux qui ont pour but notre gagne-pain, et de renoncer à poursuivre nos activités commerciales (Néhémie 13:15-22). Nous sommes exhortés avant tout à honorer Dieu en ce jour, selon la parole de l’Ecriture : “Si tu le glorifies en ne suivant pas tes voies, en ne te livrant pas à ce qui te plaît, ni à de (vains) discours…” (Esaïe 58:13, Bible à la Colombe). Employer le jour du sabbat à nous faire plaisir, à la poursuite de nos intérêts séculiers, à des conversations ou à des pensées terre-à-terre, ou à pratiquer un sport aurait pour effet de nuire à notre communion avec le Créateur et de violer la sainteté de ce jour1. Le soin que nous prenons à respecter le précepte du sabbat devrait s’étendre à tous ceux dont nous sommes responsables : nos enfants, nos visiteurs et nos animaux eux-mêmes (Exode. 20:10), afin que tous puissent jouir des bénédictions attachées à l’observation du repos hebdomadaire.

Le sabbat commence le vendredi soir au coucher du soleil et se termine de même le samedi soir au coucher du soleil (voir Genèse 1:5 ; cf. Marc 1:32)2. La Bible appelle le vendredi, veille du sabbat, “le jour de la préparation” (Marc 15:42) ; comme son nom l’indique, ce jour est celui où l’on se prépare en vue du sabbat, afin que rien ne vienne troubler sa sainteté. Le vendredi, ceux qui préparent habituellement les repas pour la famille devraient prévoir la nourriture nécessaire pour le sabbat, de manière que, pendant les heures sacrées du septième jour, ils puissent eux aussi prendre le repos dont ils ont besoin (Exode 16:23 ; Nombres 11:8).

A l’approche des heures saintes du sabbat, il est souhaitable que les membres de la famille ou les groupes de croyants de la localité s’assemblent le vendredi soir, juste avant le coucher du soleil, pour chanter, pour prier et lire la parole de Dieu, invitant parmi eux l’Esprit du Christ, comme un hôte d’honneur. Les croyants devraient également saluer la fin du sabbat en se réunissant le samedi soir pour solliciter la présence et la direction divines pendant la semaine qui suit.

Le Seigneur exhorte son peuple à faire du sabbat un jour de “délices” (Esaïe 58:13). Comment réaliser un tel idéal ? Les chrétiens fidèles ne peuvent y parvenir qu’en suivant l’exemple du Christ, le maître du sabbat ; c’est ainsi et ainsi seulement qu’ils peuvent espérer connaître la joie réelle, la vraie satisfaction que Dieu tient en réserve pour eux en ce jour béni.

Jésus célébrait régulièrement le sabbat, prenant part aux services religieux et prodiguant ses enseignements (Marc 1:21 ; 3:1-4 ; Luc 4:16-27 ; 13:10). Mais il ne se contentait pas d’adorer en ce jour ; il fraternisait avec ses semblables (Marc 1:29-31 ; Luc 14:1), parcourait le pays (Marc 2:23) et accomplissait des actes de bonté. Partout où il le pouvait, il guérissait les malades et venait en aide aux affligés (Marc 1:21-31 ; 3:1-5 ; Luc 13:10-17 ; 14:2-4 ; Jean 5:1-15 ; 9:1-14).

Lorsque ses adversaires le critiquaient parce qu’il soulageait la souffrance des humains, le Christ répondait : “Il est … permis de faire du bien le jour du sabbat.” (Matthieu 12 : 12). Le sabbat n’était ni violé ni abrogé par ses oeuvres de guérison. Mais ses activités bienfaisantes annonçaient la fin des règles pesantes qui avaient défiguré la signification du sabbat, lequel devait être un moyen de rafraîchissement et de délices spirituels3. Toutes les actions qui favorisent la communion avec Dieu sont recommandables ; toutes celles qui nuisent à cet objectif sont à écarter.

Le maître du sabbat invite tous les humains à suivre son exemple. Ceux qui acceptent cette invitation vivent le sabbat comme une joie, comme une fête spirituelle ; bref, comme un avant-goût du ciel. Ils découvrent que “dans le plan de Dieu, le sabbat est destiné à nous préserver du découragement spirituel. Semaine après semaine, le septième jour nous donne cette assurance que malgré nos caractères inachevés, nous sommes parfaits en Jésus-Christ. Ce qu’il a accompli au calvaire est porté à notre crédit en qualité d’expiation — et nous entrons dans son repos.”4

1. Ellen WHITE, "Selected Messages", vol. 3, p. 258.

2. Dans la Bible, comme en témoigne le récit de la création, les jours sont comptés d'un coucher du soleil à l'autre. Voir aussi Lévitique 23 : 32.

3. L'exemple du Christ autorise-t-il les établissements hospitaliers chrétiens à fonctionner sept jours sur sept sans que le repos nécessaire soit assuré à leur personnel ? Consciente des besoins de ceux qui travaillent dans des services hospitaliers, Ellen White dit : "Par son exemple, le Sauveur nous a montré qu'il est légitime de soulager la souffrance en ce jour ;  toutefois, les médecins, les infirmiers et infirmières ne devraient pas faire des travaux superflus. Les opérations et les soins non urgents devraient être différés jusqu'au lendemain. Les malades doivent savoir que les médecins ont besoin de prendre un jour de repos." ("Medical Ministry", Pacific Press, Mountain View, Californie, 1963, p. 214).

Quant aux honoraires ou salaires supplémentaires perçus pour de tels services accomplis le sabbat, ils devraient être versés pour des oeuvres caritatives. Ellen White écrit à ce sujet : "Il peut être nécessaire de consacrer jusqu'aux heures saintes du sabbat pour soulager l'humanité souffrante. Mais l'argent perçu pour un tel travail devrait être versé dans le trésor du Seigneur, et être employé à venir en aide aux vrais pauvres, qui ont besoin de soins médicaux, mais qui n'en ont pas les moyens de les payer." ("Ibid"., p. 216).

4. George E. VANDEMAN, "When God Made Rest", Pacific Press, Boise, id., 1987, p. 21.