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Le sabbat, le sceau de Dieu

Le sabbat, le sceau de Dieu

Le commandement du sabbat se présente comme le sceau de la loi divine1. Généralement, les sceaux comportent trois parties :

  1. le nom du détenteur du sceau,
  2. son titre et
  3. le domaine qui relève de sa juridiction.

Les sceaux officiels sont utilisés pour valider des documents d’une grande importance. Ainsi, le document porte la marque de l’autorité dont le sceau a été apposé. Le sceau atteste que l’autorité en question approuve par exemple une législation particulière et lui confère le plein agrément de son pouvoir.

Parmi les dix commandements, celui relatif au sabbat renferme les principaux éléments constitutifs d’un sceau. Seul entre les dix, il identifie le vrai Dieu : « l’Éternel, ton Dieu », il donne son titre : « l’Éternel a fait… » : il est le Créateur, et indique l’étendue de sa juridiction : « le ciel, la terre, la mer… » (Exode 20:10,11). Etant donné que seul le quatrième commandement mentionne par quelle autorité le décalogue a été promulgué, il « renferme ainsi le sceau de Dieu, et la signature du Créateur proclame l’authenticité et le caractère impératif de sa loi »2.

En effet, Dieu a fait du sabbat « un mémorial ou un signe de sa puissance et de son autorité dans un monde exempt de tout péché et de toute révolte. Ce devait être une institution d’obligation perpétuelle dont la prescription est fondée sur cette parole : « Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. » (Exode 20:8)3.

Ce commandement divise la semaine en deux parties. Le Seigneur a donné à l’homme six jours durant lesquels il doit travailler et faire tout son ouvrage, mais, lui est-il dit, le septième jour « tu ne feras aucun ouvrage » (Exode 20:9,10). Selon ce commandement, « six jours sont des jours de « travail », mais « le septième jour » est un jour de « repos ». Que le « septième jour » soit exclusivement le jour du repos de Dieu ressort du fait que le précepte commence par ces mots : « Souviens-toi du jour du sabbat (repos), pour le sanctifier »4.

Bien que les êtres humains éprouvent tout naturellement le besoin de se reposer physiquement pour renouveler leurs forces, Dieu met son propre exemple à la base du repos sabbatique. Comme il s’est reposé de ses activités de Créateur à la fin de la première semaine du monde, nous devons aussi nous reposer après nos six jours de travail.

1. J. L. SHULER, "God's Everlasting Sign", Southern Publishing Association, Nashville, 1972, p. 114-116 ; M. L. ANDREASEN, "The Sabbath", Review and Herald, Washington, D.C., 1942, p. 248 ; A. W. WALLENKAMPF, "Baptism, Seal, and Fullness of the Holy Spirit" (manuscrit non publié), p. 48 ; Ellen WHITE, "Patriarches et prophètes", p. 280, et "La tragédie des siècles", p. 665, 694.

2. Ellen WHITE, "Patriarches et prophètes", p. 280.

3. A. W. WALLENKAMPF, "Baptism, Seal, and Fullness of the Holy Spirit", p. 48.

4. "Seventh-day Adventist Bible Commentary", nouvelle édition, vol. 1, p. 605.