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Le sabbat du septième jour, la lune et les étoiles

Le sabbat du septième jour, la lune et les étoiles

« Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu’en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu’il avait créée en la faisant. » (Genèse 2.1-3)

L’observation du sabbat nous ramène aux jours anciens, au temps de la création !

En proclamant notre foi en un Dieu Créateur, Dieu de la vie présente et de celle à venir, nous remontons à nos origines et la Bible définit le sabbat comme ce retour permanent et naturel, inscrit dans le cycle des temps pour que tout croyant se souvienne que l’expérience spirituelle trouve son sens dans le repos que le Seigneur accorde à son peuple. En cela le sabbat constitue un « acte de naissance ». Il nous appartient de vérifier si, en dépit de la manière dont l’observation du sabbat est vécue, nous tiendrons ce jour pour un jour « béni et sanctifié » dans lequel Dieu lui-même invite son peuple à entrer en toute confiance et dans la joie.

Dieu signe son œuvre

Observez donc que le sabbat prend sa source à la création du monde1. Tout ramène à cet événement – et à rien d’autre – et surtout au Créateur, puisque Dieu est le même, le temps n’ayant aucun pouvoir sur lui. Le récit de la création se termine ainsi : « Dieu acheva au septième jour l’œuvre qu’il avait faite, il arrêta au septième jour toute l’œuvre qu’il faisait ». (Genèse 2.2)

Le sabbat est le signe permanent de la liberté divine et de sa souveraineté sur la création. Personne ne motive Dieu à créer et personne ne le contraint de s’arrêter. Le sabbat marque la fin de la semaine créatrice et de la maîtrise divine sur l’ensemble de son œuvre. Il est souverain et son œuvre est soumise à sa volonté. Dieu rend compte à lui-même du bienfondé de sa création et son appréciation, qui prend la forme d’une autosatisfaction, dit clairement que tout dépend de lui et de lui seul. Dieu se repose, faisant de tout le septième jour le témoin de son autorité sur l’espace créé et sur le temps qui l’englobe. Dans le temps qui s’écoule, le sabbat est le lien le plus fort et le plus permanent avec la création. Aucun homme ne fut témoin de la création originelle mais en entrant consciemment et moralement dans le sabbat, le croyant remonte à la genèse de la création, en d’autres termes, à la genèse de l’humanité.

Au cœur des Dix Commandements le lien est fait avec la bénédiction initiale, celle posée sur le sabbat de manière définitive (Exode 20.8-11). Le sabbat n’a rien à voir avec le péché, donc ne peut être déconsidéré ou réévalué au gré des changements dans l’organisation sociale, culturelle et économique.

Entrez librement et sereinement dans l’observation du sabbat parce qu’il n’est pas lié à l’histoire d’un peuple ou d’une communauté religieuse, ce qui prévient de toute appropriation culturelle ou nationaliste, de toute velléité intégriste et sectaire. Le sabbat du septième jour n’appartient ni au peuple juif ni aux adventistes… Le sabbat est, par principe souverainement établi, inhérent à la création, ce qui lui donne une dimension universelle et en même temps, il devient le lien ombilical entre tout être humain et l’acte créateur originel. Ce jour est porteur de l’acte de naissance de l’homme, comme celui de la création terrestre en général, attestant ainsi de la présence de Dieu dans la vie de l’homme. Le sabbat est le témoin pérenne de l’acte créateur dans sa globalité. Sans sabbat, aucun témoignage de la création génésiaque.

Notre expérience spirituelle nous conduit à contempler non seulement la création et la vie que Dieu a initiées mais à le contempler lui, le Dieu Créateur. Le récit des origines montre que le septième jour est le seul jour où Dieu ne fait rien de matériel ou de physiquement repérable et il donne ainsi l’occasion aux premiers humains de découvrir leur existence et d’entrer librement et pleinement dans la création. Une telle décision donne encore plus de caractère et de noblesse au sabbat. C’est le témoignage d’amour de Dieu envers l’homme. Il ne cherche pas à « impressionner » ce dernier par son pouvoir. Dieu s’arrête pour le bien de l’homme.

C’est ainsi que l’adoration passe par l’observation du sabbat ! Si tout cheminement impose des temps de pause, pour se ressourcer avant de poursuivre sa marche, le sabbat devient ce moment d’arrêt par excellence pour le croyant en chemin de foi.

Un temps au clair de la lune ?

Dieu ne lie pas le sabbat au soleil ou à la lune mais à son autorité sur la création. Le sabbat se situe dans le cycle posé par le Seigneur à partir du premier jour qui est un jour sans lune et sans soleil. C’est la lumière décidée ou instaurée ponctuellement par Dieu qui éclaire l’acte créateur et le temps commence par la séparation entre les ténèbres et la lumière pour marquer l’alternance soir/matin ou nuit/jour. Mais ces temps-ci, quelques chrétiens, même des adventistes, passionnés d’astro-théologie, font la promotion du sabbat lunaire et rejettent, de ce fait, le sabbat biblique originel.

Qu’est-ce que le sabbat lunaire ? L’expression n’est pas dans la Bible et comme la doctrine de la trinité, chacun y va de sa petite théorie. Cette nouvelle ‘doctrine’ s’appuie sur les changements de calendrier hérités de la Babylone antique, de l’Egypte et des Romains, avançant l’idée que le septième jour d’aujourd’hui n’est pas nécessairement le samedi. Il faut donc retourner à un sabbat plus raisonnable et réellement cyclique. Dans la plupart des interprétations, le mois commence quand la lune est dans sa phase de nouvelle lune et selon certains textes bibliques, c’est ainsi que les enfants d’Israël ont compté les mois après leur sortie d’Egypte (l’exode). D’après le calcul du sabbat lunaire, le sabbat est donc fixé en comptant les sept jours après la nouvelle lune. En dépit des variations, retenons l’idée que la plupart des personnes qui défendent la théorie du sabbat lunaire enseignent que le 8ème, le 15ème, le 22ème et le 29ème du mois sont des jours de sabbat. Si on tient compte de ce système, le sabbat varie chaque mois et cela quel que soit le jour de la semaine où il tombe, puisque le cycle des jours – le rythme hebdomadaire communément accepté – est rompu.

En suivant ce raisonnement, le mois suivant verra le sabbat lunaire se déplacer au lundi, avec tout un mois de sabbats tombant le lundi. Cela signifie que chaque nouvelle lune ouvre la perspective d’un sabbat qui n’aura rien à voir avec le cycle classique des sept jours. Le sabbat devient flottant, fluctuant au gré de la néoménie. Cela ressemblerait à dire qu’une heure de soixante minutes pourrait être de temps en temps suivies d’heures de 5 ou 10 minutes de plus. Rien d’autre…

Avec un peu de lucidité et de bon sens spirituel, vous comprendrez que ce genre de doctrine ne peut qu’être l’œuvre du diable qui veut encore diviser pour mieux régner. Les tenants de la théorie du sabbat lunaire (ils ne sont pas lunatiques, loin s’en faut !) ont beaucoup d’imagination mais peu de respect pour la toute première page de la Bible. On ne bâtit pas une vérité à partir de petits bouts de vérités voire à partir de demi-vérités : ce serait déjà un mensonge !

Le commandement est clair. La délimitation n’est plus à prouver et quelles que soient les variations entre le calendrier lunaire, le solaire et le luni-solaire, le principe du sabbat remonte à la création et non à un calendrier économique ou encore à un problème lié aux conditions de travail. La semaine originelle est une semaine-type d’activités. Quand Dieu donne l’ordre moral de se souvenir du repos du septième jour, les anciens esclaves ont dû réapprendre à vivre des jours et des nuits en dehors d’une économie servile pour entrer dans une économie libérée (je n’ai pas dit « libérale »). Relevons quelques zones d’ombre dans les revendications des défenseurs du sabbat lunaire :

  1. Dans une semaine qui comporte un jour férié, qui est chômé, il ne viendrait à l’idée de personne d’exclure ce jour dans l’ordre calendaire pour avoir une succession de jours ouvrés afin de se reposer le septième jour. Or, les tenants du sabbat lunaire ne comptent pas certains jours dans leurs calculs. Ces jours passent à la trappe.
  2. En appliquant le calendrier lunaire, le jour du sabbat devient inévitablement flottant. Il dérive chaque mois. Le vrai sabbat est hebdomadaire. Posé à la fin de la semaine originelle, il est censé revenir sept jours après. C’est un cycle régulier et Dieu indique d’emblée que la semaine comptera sept jours, en partant du premier jour créationnel. Or le sabbat lunaire se produit sur différents jours de la semaine. Parfois, il est sur le lundi, puis le mois suivant, il change au mercredi et après cela au jeudi. Il n’est jamais constant.
  3. Le sabbat n’est pas indexé sur l’apparition de la lune car il n’en était pas ainsi dans la première page de la Bible. Les nouvelles lunes ne peuvent pas être des sabbats, tout simplement parce que la Bible donne de nombreux exemples de personnes qui voyagent ou travaillent aux jours de nouvelle lune !
  4. Lier le sabbat lunaire à la sortie d’Egypte en disant que cela ne posait pas de problème puisqu’ils étaient partis dans la nuit est sans doute un faux problème. Ils ont dû se préparer matériellement, physiquement, préparer le repas qui deviendra de facto le repas pascal… Et ils n’avaient pas encore conscience du sabbat…
  5. Le samedi a toujours été le sabbat du septième jour. En fait, le mot « sabbat » a été conservé dans de nombreuses langues et il désigne toujours le samedi du septième jour. Même parmi ceux qui ont voulu persécuter jusqu’à l’extermination les Juifs en Europe, le terme Sabado ou Sabato, est resté. Les Allemands ont le mercredi nommé « Mittwoch », littéralement « milieu de la semaine », ce qui fait du samedi le septième jour. Le témoignage des juifs est, dans l’Histoire, une référence incontestable. Et la plupart des cultures ont la semaine traditionnelle avec le samedi comme septième jour.
  6. Le cycle lunaire induit les gens à briser le réel sabbat du septième jour qui remonte à la semaine de la Création. Au risque de nous répéter, la lune n’est pas apparue le premier jour, ce qui fausserait même le principe initial.
  7. Le conflit entre l’observation du dimanche et l’observation du sabbat a toujours concerné le jour communément appelé « samedi ». Il n’y a aucune trace d’un conflit entre le dimanche et un jour de sabbat flottant, ni aucune trace de Chrétiens utilisant un calendrier différent. Le IVème siècle a vu le transfert du septième jour au premier jour pour permettre à l’Eglise Catholique romaine de prendre ses distances du peuple juif et on a forcé le sens du jour de la résurrection pour simplement le caler sur le jour d’adoration du soleil, une bonne démarche syncrétiste avec le paganisme romain.

Les élans révolutionnaires antitrinitaires et sabbato-lunaires (souvent complotistes méfiants et contrariés) qui soufflent sur nos églises, en France ou ailleurs, peuvent être assimilés à ces démangeaisons2 prédites par Paul. L’observation du sabbat relève d’un principe théologique et non calendaire. Elle n’est liée à aucune contrainte économique et à aucune comptabilité. C’est une autre ruse diabolique pour éloigner non seulement l’esprit mais aussi le cœur des croyants et les détourner du sabbat biblique pour les amener à accepter les changements opérés par des hommes. La plupart des courants chrétiens (Catholiques, Protestants historiques, Evangéliques, et autres…) se sont détournés du vrai jour de repos voulu par Dieu. Dans les derniers temps, il est certain que beaucoup se détourneront de la vérité, même au sein de l’Eglise adventiste. Je vous encourage donc à la vigilance et à la sobriété.

Tout réveil et toute réforme appellent à l’unité et à la fidélité !

Un temps de sainteté et d’adoration

Vous êtes né pour adorer le Seigneur qui a fait la terre et les cieux !

« Dieu bénit le septième jour et le consacra car il avait alors arrêté toute l’œuvre que lui-même avait créée par son action ». (Genèse 2.3) Le sabbat est marqué comme un tournant dans la création parce qu’il achève le cycle des jours de la semaine, devenant le point central du rythme hebdomadaire. En s’approchant du sabbat, tout croyant devrait éprouver une joie particulière car ce n’est pas quelque chose d’ordinaire que d’entrer dans cet espace-temps béni et sanctifié pour l’éternité. Sanctifier le sabbat, c’est célébrer le Dieu Créateur[3]</sup^>.

Quand le temps du culte s’inscrit dans le temps réel du sabbat, le croyant pénètre dans le sanctuaire du temps lié à la création originelle. Se souvenir du jour du sabbat permet à l’homme d’affirmer sa foi en un Dieu Créateur et aujourd’hui encore c’est une prise de position face à la théorie de l’évolution. Observer le sabbat rapproche l’homme de la création, donc du Créateur. Il y a là un retour hebdomadaire aux sources, c’est la remontée dans le temps, ce qui est une forme de liberté au cœur même de cette pédagogie du souvenir.

Dieu demande à son peuple de se souvenir du jour du repos et il est important que ce souvenir ne se transforme pas en rituel. La parole prononcée du haut du Sinaï donne un sens plus dynamique, plus vivant à cette observation. Le verbe hébreu zakhor, « se souvenir » évoque le souvenir non d’une date connue d’un événement important, comme une date d’anniversaire ou la commémoration d’un événement tragique, etc. Ce souvenir ne se fixe pas sur quelque chose qui est figé dans le temps mais d’une entité qui plonge ses racines dans le passé et qui n’a pas fini d’exister, ce qui pose le souvenir dans la perspective du futur. N’est-ce pas là le symbole même de toute existence humaine ! Se souvenir du sabbat c’est se regarder dans le miroir de sa propre histoire, celle de la création. Dieu fait venir à l’existence pour donner un avenir. L’origine et l’identité de l’homme sont fondamentalement liées au sabbat.

Vivre ce jour comme un temps d’adoration permet une remontée dans le temps, remontée demandée par Dieu parce que le sabbat est empreint de sainteté. Se souvenir pour ne pas le sanctifier est justement de la nostalgie dont Dieu veut nous garder. Se souvenir du sabbat pour le sanctifier, voilà ce que Dieu nous demande tout simplement. Sanctifier le sabbat témoigne d’une foi réelle en un Dieu Créateur.

Quand il prend le temps nécessaire pour adorer, le croyant vit un retour ontologique vers les origines de l’humanité. Ce retour aux sources lui permet d’affirmer son identité universelle, et de poser un regard optimiste sur son présent et surtout sur son avenir. Le sabbat, seul jour à porter le label de la création, donc du Créateur, vient confirmer la présence divine dans l’Histoire de l’humanité. Quoi de plus naturel, dès lors que de vivre ce jour comme le jour du culte communautaire par excellence.

Finalement, le sabbat est le temps de rencontre par excellence avec l’autre, parce qu’il est porteur d’espérance. En entrant dans le sabbat, le croyant entre dans le repos du Seigneur, un repos qui l’amène à considérer toutes les promesses de Dieu, les promesses qui orientent le cœur et les yeux vers un monde nouveau, un monde où la paix et la joie, la justice et l’harmonie règneront pour le bien de la créature de Dieu. C’est une autre manière de retourner vers les origines. En donnant ce commandement sur le repos, le Seigneur dit que la vie peut être renouvelée, que l’homme peut sortir de tout désespoir en se tournant vers le Dieu de la vie. Dans ce sens, le sabbat devient la garantie de la restauration finale.

Jésus libère le sabbat 

Le sabbat est porteur de liberté !

Jésus, le Fils de Dieu, a observé la loi morale. Sa manière d’observer le sabbat ne manqua pas de susciter des conflits théologiques avec les responsables religieux de l’époque.

Un exemple évocateur se trouve dans le récit que font les évangiles synoptiques de la traversée, par Jésus et ses disciples, d’un champ de blé pendant le sabbat.  Les Pharisiens qui suivaient de près ont décrié l’attitude des disciples qui se sont permis d’arracher des épis pour en manger les grains. Jésus a répondu en rappelant que le sabbat vise à l’épanouissement de l’homme. Et il leur disait : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat, de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat. » (Marc 2.23-3.5)4

Ce récit laisse entendre qu’il y a le risque d’une mauvaise interprétation du sabbat, lorsque le croyant montre une attitude extérieure qui est presque figée dans un rituel. Jésus encourage tous les observateurs du sabbat à y trouver du sens. Il souhaite que ce jour ne soit pas organisé autour de la question du « faire ou ne pas faire ». Jésus libère les hommes de leurs préjugés et il libère le sabbat de toute mauvaise interprétation. Il veut l’honorer, lui donnant toute sa valeur, parce qu’il est le maître du sabbat.

L’objectif pédagogique du Christ est de dépasser la problématique du « faire », sans pour autant dire que le devoir d’observer le sabbat n’est plus d’actualité. Il attire l’attention sur la dimension de l’« être » car celle-ci est directement liée à la prise de conscience de l’importance de la Parole de Dieu. Il fait ainsi ressortir que la notion de l’altérité est inhérente au sabbat, que nous ne pouvons pas invoquer ce jour et oublier le bonheur de l’autre, quel qu’il soit, conjoint, parent, enfant, prochain ou passant…Ainsi, quand la communauté de foi se souvient du jour du sabbat et le sanctifie, elle se met en accord parfait avec le Christ. Quand ce jour devient bénédiction pour le croyant et que lui-même se transforme en source de bénédiction pour autrui, le sabbat revêt les caractéristiques d’un jour de délices, un jour de fête. Vous n’invitez personne chez vous pour que la personne se morfonde et regrette d’être venue chez vous, n’est-ce pas ? Il en est de même pour le Seigneur : il nous invite à la fête du sabbat et il désire que ce soit jour de fête et de bénédiction pour tous ceux qui font le choix d’y entrer…

Jésus libère le sabbat de tout fanatisme. Le croyant qui vit le culte communautaire pendant le sabbat est donc invité à le vivre dans une joie épanouissante. Le sabbat a été fait pour l’homme !

Conclusion

Les Adventistes du septième jour ne peuvent pas être des Adventistes uniquement le septième jour et juste le temps du culte hebdomadaire et des réunions au programme. Vous trouvez que j’exagère ? Je vous invite plutôt à réfléchir avec moi. N’ayons pas une lecture sociale ou astrale du sabbat mais posons nos regards sur le principe théologique, si nous voulons être dans la logique de ceux « qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus. » (Apocalypse 14.12) Le sabbat se déroule d’un coucher du soleil à l’autre. Cela ne veut pas dire que l’observation se fait « montre en main » : c’est le cœur qui doit entrer dans la totalité du sabbat…

Je ne sais si vous en avez la conviction mais remarquez que le sabbat permet non seulement de remonter le temps pour retrouver nos origines mais aussi de se projeter dans le futur en attendant l’installation du royaume de Dieu. Si le Fils de l’homme est Seigneur du sabbat, il est Seigneur de ce qui est permanent, donc durable. Le commandement sur le sabbat étant le seul à être sans rapport initial avec le péché ou ses conséquences, il ne serait pas anormal de le revoir sur la nouvelle terre. La Bible dit que le culte continuera chaque sabbat (Esaïe 66.22,23) dans la nouvelle création, ce qui permettra aux rachetés de célébrer le Dieu de la Vie, pendant l’éternité. Ce sera le retour à l’Eden pour tous ceux qui auront su placer leur espérance dans le Seigneur.

Retenez bien la chose suivante : l’observation du sabbat permet aux adorateurs du Dieu Créateur de proclamer l’évangile éternel !

Pasteur Daniel Jennah

1. Voir, de l’auteur, Fils et filles de Dieu, chapitre 5.

2. 2 Timothée 3.3,4.

3. Ceci est en lien direct avec l’évangile éternel d’Apocalypse 14.6.

4. Voir également Matthieu 12.1-13 ; Jean 5.8-18.